Les Plantes Médicinales : Le Thym commun

Thym commun – Nom latin Thymus vulgaris

thym

C’est une petite plante vivace, rustique, à petites feuilles gris-vert, très aromatiques. Le thym est un élément indispensable de la cuisine en Provence, il fait parti du bouquet garni et accompagne de nombreux plats. Jadis employé avec les viandes pour retarder leur putréfaction.

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Autres noms : Farigoule, farigoulette, mignotise, barigoule, thym vert…

Origine : Ouest du bassin méditerranéen.

Famille : Lamiaceae.

Caractéristiques

  • Terrain : pH : indifférent – Sol : Léger, drainé.
  • Exposition : Soleil.
  • Rusticité / Climat : Zone : 5 ( – 28 C – 23 C).
  • Feuillage : Persistant.
  • Taille : 0,30 m x 0,30 m.
  • Comestible : Oui.
  • Floraison ornementale : Oui.
  • Rose au printemps.

Cultiver le thym commun :

Il convient de réserver au thym des sols drainés, légers, de préférence calcaires. Cette plante que l’on rencontre dans la garrigue Provençale supporte des conditions extrêmes; des terres pauvres, caillouteuses et très sèches. Trouvez-lui un endroit où l’eau ne stagnera pas l’hiver : une rocaille ou le sommet d’une butte. En pot, le conseil sera le même, pensez à bien drainer le fond du pot avec des graviers et mélangez du sable grossier à votre terreau.

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Pour profiter pleinement de son arôme, plantez le thym en exposition bien ensoleillée. Le thym supporte bien le gel, on le rencontre jusqu’à des altitudes de 1500 mètres dans les Alpes.

La plantation peut s’effectuer au printemps, dès le mois de mars ou en automne. Les distances de plantation à respecter sont de 40 cm entre chaque plant. Après la plantation, un arrosage reste nécessaire à la reprise, ensuite la quantité d’eau apportée en cours de culture sera faible, le thym ayant des besoins hydriques très modérés. Du fait de sa sensibilité à la concurrence des adventices, je conseille de pailler avec des écorces, de la paille ou des fibres végétales. Sinon par des binages réguliers, il faudra maintenir le sol propre.

Deux tailles par an seront pratiquées sur le thym, la première au mois de mars sera assez sévère, la deuxième, après la floraison, aura seulement pour but de rabattre les tiges florales fanées. La récolte s’effectue tout au long de l’année. On coupe au fur et à mesure des besoins, les feuilles destinées à être séchées sont récoltées au début de l’été, avant la floraison. Les fleurs sont ramassées en été.

Le séchage apparaît comme la meilleure technique de conservation. Ce dernier reste assez simple à réaliser. Il suffit de suspendre, dans un local aéré et sec, de petits bouquets de thym, que l’on effeuillera après le séchage. Les feuilles séchées sont alors placées dans un récipient fermé hermétiquement, à l’abri de la lumière.

Vertus médicinales :

L’infusion permet de soigner les grippes, la bronchite ou le rhume, elle soulage les estomacs embarrassés, les foies fatigués. Elle est réputée fortifiante, tonique et légèrement purgative. Cette infusion stimule l’activité cérébrale et notamment la mémoire.

Une décoction de thym est désinfectante.

Un bain de thym est relaxant pour l’organisme et il active la circulation. Un bain de vapeur au thym nettoie le visage.

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L’huile essentielle du thym: le thymol est antiseptique et bactéricide, elle permet de soigner les sciatiques et les rhumatismes.

Un peu d’histoire :

Le Moyen Âge, période riche au niveau de la diversité des plantes aromatiques utilisées a étrangement délaissé le thym ; très peu consommé en cuisine, presque inexistant dans la pharmacopée médiévale, il était toutefois employé en bouquets portés en colliers autour du cou par les nobles pour éloigner le mal et les mauvaises odeurs.

huile essentielle