La phytothérapie : l’art de se soigner avec les plantes

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Qu'est ce que la phytothérapieLes formes d'utilisationsLa récolteA quel moment ?Le matérielOu cueillir ?Règles de la cueilletteSécher et conserverFaire sa production

plante sechee

Qu’est ce que la phytothérapie ?

La phytothérapie est une médecine naturelle consistant à se soigner à base de plantes médicinales. Le plus souvent à l’aide de végétaux sécher, on peut utiliser différentes parties du végétal tels que les feuilles, les fruits, les racines, les écorces et les bourgeons. Il est très simple de s’en procurer via un professionnel et représente une tâche plus complexe d’en trouver dans la nature ou d’en cultiver soi-même, d’autant plus que cela peut s’avérer dangereux si vous vous trompez de plante ou partie à utiliser.

Si vous ne savez pas encore comment vous soigner : Se soigner grâce à l’aromathérapie, la phytothérapie et les hydrolat

Comment utiliser les plantes médicinales ? Les différentes formes de la phytothérapie :

  • Tisanes :

Les tisanes peuvent être effectuées à l’aide d’une une plusieurs plantes pour traiter un maux. Attention toutefois à respecter la dose énoncée et à ne mélanger que les plantes qui peuvent l’être. Le procéder consiste à faire bouillir de l’eau et à laisser infuser une partie de végétal pendant un laps de temps déterminé, le liquide est ensuite filtré est consommé.

Pour en savoir plus sur : l’agriculture biologique

  • Décoction :

Dans ce cas la plante doit être immergé dans de l’eau froide, l’eau va ensuite être chauffé jusqu’à ébullition. Le temps d’ébullition est variable selon la plante choisit et la partie plus ou moins ligneuse. On laisse ensuite ou non infuser puis on filtre avant de boire.

chélidoine-décoction

  • Macération :

Les plantes sont trempées dans un liquide (eau, alcool, huile végétale, miel, vin, etc.) pendant au moins 15 jours.

macération

  • Suc :

Opération consistant à réduire en purée la plante. On le fait en générale avec des plantes fraiche mais parfois si elle est trop épaisse ou donne peut de jus il faut la faire cuir avec un peu d’eau. Une fois la pulpe réalisé, il faut la filtre et le boire dilué dans de l’eau ou utilise le en compresse.

  • Compresses et cataplasmes :

Principalement utilisé lors de problème de peau, entorse, fracture et douleurs musculaires ou articulaires. Vous pouvez associer aux plantes, de l’huile végétale, de l’argile ou du miel selon les recettes. Eviter les compresses et cataplasmes sur le ventre. Procéder toujours par étapes : laissez en place 20 min. recommencer 2h après avec un nouveau cataplasme et laissez 30 min, etc. Ne réutilisez jamais le même cataplasme ou compresse.

-compresses : on imbibe un tissu ou une compresse d’une infusion ou décoction utile au mal. Puis on l’applique sur la peau, maintenu par un bandage.

-cataplasme : la plante peut être directement appliquée sur la peau quand les feuilles ou fleurs sont finie. A contrario elles peuvent être chauffées dans l’eau ou légèrement écrasées pour que les principes actifs pénètrent plus rapidement. Maintenez avec un linge ou une bande.

cataplasme

  • Les vins médicinaux :

C’est une macération de plantes fraiches ou séchées dans des vins bio de préférence, pendant quelques jours à plusieurs semaines selon les recettes. Il faut ensuite le filtrer, on pourra le conserver plusieurs mois au frais.

Une autre forme de transformation des plantes : Guide Huile végétale dans l’aromathérapie et la cosmétique

  • Sirops :

Ce sont des infusions ou décoctions additionné de miel ou de sucre non raffiné de préférence. Les sirops se conservent en général 1 an. Il suffit de mélanger 1/2L d’infusion ou décoction dans 500g de miel ou sucre et de faire chauffer à feu doux en remuant jusqu’à obtenir un sirop. On le consomme en diluant 1 cuillère à soupe dans un verre d’eau.

  • Teintures-mères :

Ce sont des extraits alcooliques de plante, facile d’utilisation (verser quelques gouttes dans un verre d’eau matin et soir). Disponible en pharmacie, vous pouvez également les trouver sur des sites spécialisés ou à faire soi-même. Pour cela il vous faudra faire macérer dans un bocal la plante sèche ou fraiche hachée dans un alcool fort très pur (par exemple du rhum, de la vodka).

Il faudra d’abord écraser la plante à l’aide d’un pilon puis mettre la plante et son suc dans le bocal puis couvrir d’alcool. Laisser macérer 2 à 3 semaines en secouant le bocal fermé tous les jours. Filtrez ensuite la préparation puis verser la liquide dans des flacons opaque et n’oublier pas d’étiqueter avec le nom de la plante et la date de préparation. Les flacons se gardent facilement plusieurs années.

  • Les macérats glycéries :

Ce sont des extraits de bourgeons de plantes. On fait macérer la plante pendant 3 semaines dans un mélange réalisé à partir d’un tiers d’alcool, un tiers de glycérine et un tiers d’eau. Vous agitez cette préparation mise dans un flacon tous les jours. Puis vous filtrez et conserver cette mixture dans un flacon teinté et dans un lieu sombre.

  • Les élixirs floraux :

Cette thérapie consiste à ré équilibré notre système émotionnel à l’aide de teintures-mères de plantes fortement diluées dans l’alcool. Cette discipline vu le jour au début du XXe avec le docteur Edward Bach qui a créé 39 remèdes appelé « Fleurs de Bach ».  Il est également possible de réaliser soi-même ses propres élixirs floraux pour cela il vous faudra verser dans un saladier 2L d’eau et y ajouter des fleurs fraiches de la plante désiré puis le laisser exposé sous un soleil puissant durant une matinée ou une après-midi.

Filtrez la préparation et remplissez avec ce liquide la moitié d’un récipient. Verser du cognac dans l’autre moitié. Verser ensuite 30ml de cognac dans un flacon opaque et ajouter 2 gouttes de votre mélange initial de macération de plante et cognac. Vous pouvez conserver le flacon à l’ombre et au frais.

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Récolter ses plantes, chaque partie de végétal à sa saison :

Avant toute chose choisissez des plantes que vous reconnaitrez facilement pour limiter les risques de les confondre. Certains végétaux peuvent être toxiques. Par exemple il suffit de quelques feuilles de laurier rose pour faire un gros nuisible à votre organisme. L’idéal pour apprendre est de faire des visites botaniques avec des personnes qualifiés, il existe nombreuses structures, associative ou public pour faire des stages de découvertes de la flore. Vous pouvez également vous aider à la reconnaissance botanique avec un guide prévu à cette fonction en comparant les caractéristiques cités dans le livre à la plante qui se trouve en face de vous.

Pour apprendre comment se conduit un processus de production : La production d’aubergine

tisane presentation

La période de récolte peut varier d’un végétal à l’autre, en fonction de sa période de floraison et de maturité selon les parties de la plantes que vous souhaitez utiliser.

  • Au printemps et en été ce sont surtout les végétaux dont les feuilles et les fleurs vont être utilisés, leurs principes actifs étant concentré dans celles-ci.
  • Pour récolter les fruits (baies, semences) il va falloir attendre la pleine maturité du végétal, en générale celle-ci se situe en fin d’été.
  • Pour les racines il vous faudra attendre l’automne, les principes actifs « redescendront » dans le végétal et ce trouveront dans les racines.
  • Pour les bourgeons et écorces, c’est en général au printemps qu’on les prélève. Attention cette opération est délicate, si vous manquez de savoir-faire en écorchage mieux vaut laisser faire sa aux spécialistes plutôt que de mettre la vie de l’arbre en danger.

A quel moment de la journée ?

Il est préférable de choisir une journée sèche et bien ensoleillé et d’éviter les atmosphères orageuses. Il est conseillé de faire votre récolte le matin, lorsque la rosée est évaporée, les plantes chargent leurs principes actifs durant la nuit. Vous pouvez également cueillir le soir, sans toutefois qu’il est de l’humidité.  Si le végétal est mouillé il risque de moisir et de fermenter et ainsi ne plus être utilisable pour ses propriétés médicinales.

Vous êtes curieux sur l’expérimentation agricole : le centre d’expérimentation du vins rosé

Le matériel pour la récolte

Pour sectionner nettement les tiges et ainsi éviter de blesser le végétal il vous faudra des ciseaux et couteaux bien aiguisés. Veuillez à ne pas écraser les végétaux pour éviter de les abimer. Il est déconseiller de mélanger les plantes lors de votre récolte, vous pouvez utiliser plusieurs contenants et surtout occupez-vous directement de vos plantes une fois rentrer chez vous.

Se soigner également par les plantes à travers une autre méthode : Guide des hydrolats, se soigner au naturel en sécurité

Ou cueillir ?

Il vous serra préférable de cueillir loin de toute zone urbaine ou les végétaux pourrait être pollués et/ou traités. Faite aussi attention à l’environnement des végétaux, s’il y a à proximité un champ cultivé il y aura des risques de pesticides et d’engrais. Evitez également de cueillir les plantes près des chemins, on ne lave jamais les plantes que l’on ramasse donc faite attention à la poussière.

Les règles de la cueillette :

Une fois la plante ramasser, débarrassé la de ses déchets (autres plantes, débris, etc.) La plante doit être parfaite, éviter les plantes présentant des flétrissures, décoloration, feuilles grignotées et taches. C’est défauts peuvent être des maladies ou ravageurs qui risque de contaminer toute votre récolte.

Sécher et conserver :

Suspendez vos parties du végétal et étalez-les sans surépaisseurs sur une cagette par exemple. Si les racines sont charnu mieux vaut les couper en rondelles. Les tiges et les feuilles peuvent être séchées au soleil. Une fois vos plantes séchées, disposer les sans les mélanger dans des sachets, boites ou enveloppes. Évitez le métal et le plastique.

Faire ses semis :

On sème les graines dès mars sous serre ou dans une pièce de maison près d’une fenêtre exposée au sud. Les semis doivent rester à l’abri jusqu’en juillet. On effectue les semis généralement à l’aide d’un terreau propre au besoin de la plante en prenant en compte l’équilibre NPK du terreau. La plupart des plantes médicinales germent à 15-21°C en quelques jours. Vous repiquerez 4 à 6 semaines plus tard. Suivez bien les conseils inscrits sur les paquets de graines, ceux-ci vous donneront de précieux conseil sur la dosse d’eau à donner, la température de germination, etc. En été (juin et juillet) vous pouvez faire des semis direct, c’est-à-dire directement sur le lieu de culture sans repiquage.

Pour découvrir le mode de production du Mimosa : Conduite de production

jardin plante médicinale

La division :

Vous pouvez diviser vos plantes ligneuses (ex : thym, romarin) et buissonnante (ex : menthe, camomille, sauge) tous les 2-3ans. Pour cela il vous suffit de dégager la terre d’un côté, de séparer les racines à la main puis de replanter en arrosant.

Les boutures :

Coupez de façon nette et en biais à une dizaine de centimètres au-dessus de la partie dure du la tige. Plongez la bouture dans l’eau, des racines vont alors se former au bout de quelques jours, puis replantez la dans un pot avec du terreau. Vous pouvez replanter avant l’automne.

La culture en pots :

La majorité des plantes médicinales peuvent être cultivé en pot. Plus le récipient et larges et profonds plus la plante pourra s’étendre et grandir. Pour une culture dans une maison la température ne devra pas excéder les 18-19°C, il faudra également au minimum 8h de soleil par jours. Évitez de laisser les plantes dans des zones de courant d’air.

Méthodologie : comment réaliser ses semis à la récolte

huile essentielle