Pensez à remercier votre bonne étoile

Nous pouvons nous questionner sur le rôle du hasard dans notre vie. Doit-on notre bonheur à notre mérite ou bien encore aux rencontres qu’on a fait dans un coin de rue ? Ce peut-il que le bonheur soit tout simplement programmé à l’intérieur de notre corps comme une ligne de code formatrice de notre ressenti face à la vie ?

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Les origines latines du bonheur

Il apparait que la relation avec le bonheur est la chance était déjà établit depuis l’an 1121. En effet c’est en consultant le dictionnaire Le Robert sur l’historique de la langue française qu’on apprend que le mot « bonheur » est rattaché au sens « chance, fatalité heureuse » ou bien encore avoir du bonheur « être favorisé ». Ainsi nos congénères avaient assimilé que pour être heureux il fallait un part de hasard.

La chance d’être né dans un pays riche

Le pays dans lequel on vit va nous conditionner au bonheur. En effet si nous vivons dans un pays solidaire comme c’est le cas de la France tous les enfants vont grandir avec une même basse. Ce système égalitaire permet à l’enfant contrairement à nos voisins des pays émergeants d’avoir un accès gratuit et obligatoire au système scolaire, d’avoir des soins médicaux de qualité et gratuit et d’avoir de quoi se nourrir. L’enfant pourra alors s’épanouir dans un environnement où les choix politiques ont été orientés autour l’assouvissement collectif des besoins primaires.

Je ne suis pas en train de dire que notre système politique est parfait, il y aurait beaucoup à redire sur les choix des prélèvements et des redistributions du revenu ou bien encore sur la vision de l’éducation telle qu’elle est enseigné dans nos écoles publics. Je dis simplement que pour arriver au bonheur il faut procéder par étapes.

Prenons l’exemple de la pyramide de Maslow, d’après lui nos besoins sont regroupés en cinq piliers, on ne peut accéder au suivant que si l’on a comblé le premier besoin. Ainsi nous avons en premier le besoin physiologique (se nourrir, avoir un toit, avoir des vêtements, etc.), le second est le besoin de sécurité (se sentir en sécurité, faire confiance) dans notre pays ces besoins sont facilement réalisable grâce à notre politique stable et solidaire. Les autres besoins sont plutôt de l’ordre spirituel tel que le besoin d’appartenance (se sentir intégré à un groupe), le besoin d’estime (se sentir utile, être reconnu) et le besoin d’accomplissement (développer ses valeurs et connaissances). Ils sont plus ou moins facile d’accès selon le parcours de vie de l’individu et donc les interactions qu’il aura eu en société néanmoins dans notre nation il est plus facile d’atteindre le besoin d’accomplissement comparait au Niger où ils peinent à assouvir leurs besoins physiologiques.

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Le mérite n’existe pas

Nous avons tous entendu cette fameuse phrase « il faut bien travailler à l’école pour réussir » désormais ce concept semble dépassé. La réussite dans son travail qui est l’une des composantes du bonheur actuelle, n’est plu une affaire de mérite dans le travail fournis à l’école mais une question de réseaux, et d’idées innovantes et donc surtout de chance. Cette théorie est prouvée tous les jours, on constate de plus en plus de jeunes qui lancent des startups. Voici l’exemple de Valentin Reverdi, à l’âge de 16 ans il créé Dissemblances, un magazine collaboratif. Il n’avait aucun diplôme juste une idée, des connaissances dans le milieu de YouTube et la chance d’être né dans une famille qui lui a permis de faire ça. Aujourd’hui âgé de 18 ans il reçoit des CV de personnes ayant fait science PO qui veuillent désormais rejoindre son épique. Le créateur de Facebook Mark Zuckerberg lors de son interview où il évoque l’idée d’un revenu de base, dévoile également quelques aspects de sa vie. Il nous exprime sa chance d’avoir grandi dans une famille qui l’a toujours soutenu. De n’avoir jamais rencontré de problèmes d’argents qui l’auraient poussé à devoir trouver un job alimentaire au détriment de l’apprentissage de l’informatique.

Notre corps nous prédispose au bonheur

Des études scientifiques menaient par le docteur Philip Gorwood dévoile un lien entre l’ADN et le bonheur. En effet une expérience réalisée sur des vrais jumeaux, donc partageant le même patrimoine génétique, a montré que peu importe leurs parcours personnel, ils ont tendance à dire que leur niveau de bonheur est identique. Sans être absolue, la génétique répond à deux tiers de ce qui exprime la variabilité humaine, il n’y a donc rien de totalement figé mais des prédispositions existe bel et bien. Il est inutile de chercher le gène du bonheur, notre impression de bonheur est la résultante d’une mixité d’interaction chimique.

Prenons un exemple, le gène 5-HTT a pour rôle de transporter la sérotonine (neurotransmetteur qui contribue à la sensation de bien-être). Il existe deux versions de ce gène, une à allèle longue et une courte. On a constaté que l’allèle long dévoile une expression trois fois supérieure du gène que l’allèle court. Des études psychologiques ont été menées sur les porteurs de l’allèle court et il s’est avéré qu’ils avaient des risques plus élevé pour l’anxiété et la dépression. Cette tendance peut se déclencher ou non cela va dépendre de notre environnement.

Notamment l’environnement parent-enfant qui est une base pré fondatrice de la capacité à éprouver du bonheur. Ce constat appuie la thèse de l’épigénétique, ce concept réside dans notre capacité de transformer partiellement notre code génétique grâce à notre vécu. En effet notre génome détient en mémoire des informations relatives à notre vécu qui vont grâce à l’enroulement de molécule d’ADN autour de protéines modifier nos gênes. Ainsi un environnement défavorable dès la naissance engendrera plus de stress qui pourra avec le temps être traité par des médicaments ou une psychothérapie.

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En définitif notre bonheur résulte dans la chance d’avoir un patrimoine économique, social et culturel satisfaisant acquit à la naissance comme l’exprime le sociologue Bourdieu.

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