Le bonheur a-t-il un code barre ?

Nous avons la chance de vivre dans l’ère du 21e siècle, époque synonyme de confort, l’homme occidentale jouit des plaisirs de consommation dans son quotidien, il n’a plu froid il n’a plu faim, il est désormais en quête de son bonheur. La grande époque de l’hyperconsommation est vue comme une apogée humaine, pourtant des grands défis mettent l’homme en questionnement sur sa manière de vivre, l’écologie, les problèmes sociétal et identitaire exprime cette dissonance.

bonheur code barre

Pour aller plus loin : Le yoga une pratique qui apporte plus de bonheur

L’image mentale du bonheur

Le bonheur est une affaire de mental approuve le Daila lama. D’après lui le malheur provient de notre manière de voir les choses quand on se questionne sur comment est-ce qu’on positionne vis-à-vis des autres, la valeur qu’on estime de nous-même par exemple. Le bonheur a en outre, d’autres composantes comme la bonne santé, notre vie sociale. Nous avons besoin d’un cercle amical, de rapport d’affection et de confiance. Mais également de confort matériel et d’aisance financière.

Cependant tous est une question d’équilibre. Par exemple : Si on se sent triste notre bien-être physique à peu d’intérêt. Si l’on nourrit au fond de nous-même une intense colère, elle portera atteinte à notre santé. Nous avons beau posséder de merveilleux objet, un moment de haine et nous aurions envie de les détruire et ils perdront ainsi tout intérêt.

Aujourd’hui, au sein de société très développé beaucoup de gens ne sont pas heureux. Sous une opulence superficielle il en découle des sentiments de frustration et de querelle qui mène à des déviances (alcoolisme, drogue, etc.) ou pire au suicide. Le facteur mental doit être pire très au sérieux, la sérénité et la paix de l’esprit sont garantes du bonheur.

De la mauvaise à la bonne consommation

D’après Stefano Bartolini, si la croissance économique a pu améliorer notre bien être désormais elle contribue à le détériorer. La dégradation relationnelle que provoque cette croissance économique réduit les liens entre les gens (montée de l’individualisme, isolement…), accentue les sources de frustration, les inégalités et les drames sociaux. La course au revenu semble être le salut de ces sources de mal-être. Pourtant tel un ouroboros, plus nos relations sociales et familiales se dégradent, plus nous courons après la croissance économique qui est la source de cette géhenne.

Chaque individu cherche son bien-être dans les objets de la croissance, alors que la collectivité aurait besoin de d’avantage de relations. Il faut alors changer la qualité de l’expérience relationnelle.

Comme le dit Phillipe Moati, toutes les consommations ne sont pas à mettre au même rang. Certaines contribuent à la qualité de la vie, au lien social, à l’épanouissement des personnes et à la réalisation personnelle. On parle alors de « bonne consommation » celle qui est respectueuse de la nature, allant vers un progrès social et à l’élévation des individus.

Un autre article : La servitude moderne : La nouvelle facette de l’esclavagisme

Le seuil de l’argent

La revue américaine Proceedings of the National Academy of Sciences a publié une étude mené par Daniel Kahneman (Prix Nobel d’Economie en 2002) et Angus Deaton (de l’université de Princeton).

L’étude est mené auprès de 450 000 Américains interrogés en 2008 et 2009, les auteurs viennent à la conclusion que l’argent fait le bonheur jusqu’à un certain point. Ce seuil est défini à 75.000 dollars par an (environ 58.600 euros), soit près de 4900 euros par mois, sans que l’étude ne distingue le nombre de personnes qui composent le foyer.

Si nos revenu sont supérieur à cette somme, nous ne serions pas plus heureux, cela n’amène ni à ressentir plus de bonheur, ni à être soulagé du malheur ou du stress. Car elles n’améliorent plus notre capacité à faire ce qui compte le plus pour notre bien-être émotionnel, comme de passer du temps avec ceux qui nous sont chers, éviter la douleur et la maladie, et profiter de nos loisirs. Au contraire les préoccupations financière qu’engendre ce gain détériore le bien être.

Gagner plus que 4900euros par mois renforce simplement le sentiment d’avoir réussi sa vie.

Transformer sa manière de consommer

Posséder un objet qui a une certaine valeur marchande peut être très valorisant. En effet, nous pouvons le percevoir comme une extension de nous-mêmes. A ce moment-là, l’objet parle de nous et est la représentation de notre valeur aux yeux des autres. Si je suis capable de m’offrir cet objet luxueux ou très en vogue, c’est certainement parce que j’ai une grande valeur. Je mérite donc d’être reconnu par les autres comme quelqu’un de bien et d’aimable.

En effet, un objet cher peut faire office de faire valoir et peut être un substitut éphémère à l’estime de soi. Posséder un objet cher et le revendiquer auprès des autres fera augmenter l’estime de soi et augmentera sa propre valeur aux yeux des autres mais aussi à ses propres yeux. Posséder un objet à la mode permet aussi de faire partie d’un groupe.

Le fait est que consommer/posséder des objets a un potentiel illusoire de faire augmenter notre niveau de bonheur. C’est un sentiment éphémère et exponentiel. En effet, même si l’achat d’un objet nous apporte du plaisir sur le moment, celui-ci ne dure pas et nécessite l’achat d’un autre objet pour ressentir à nouveau ce plaisir ce qui relève d’une course sans fin.

Nous pouvons alors pratiquer le minimalisme, c’est philosophie de vie qui consiste à vivre au quotidien avec le moins de possessions matérielles possible.

Ce retour à l’essentiel ne prône pas l’idée de se priver, de vivre en ascète et de refuser tous les plaisirs matériels. Le minimalisme permet au contraire d’élargir, par le vide, son espace d’opportunités; de remplacer la possession par l’accession, la collection matérielle par l’expérience active, l’attachement au passé par l’acceptation du présent, voire parfois la sédentarité par le nomadisme volontaire. Etre minimaliste c’est chercher à supprimer de notre vie tout ce qui nous pèse et n’ajoute aucune valeur pour ne laisser de la place qu’à ce qui est important et nous rend heureux.

Cette philosophie est très proche des notions de simplicité, de décroissance, de sobriété ou encore de frugalité. Une pratique qui va à l’encontre de l’esprit de croissance et de plaisir immédiat que dite notre société moderne à travers la publicité.

A lire : Les petits Plaisirs apporterait-ils du bonheur ?

L’argent ne fait pas le bonheur mais il y contribue pour répondre à nos besoins primaires. Nous avons le pouvoir en tant que consommateur (boycott, manifestation, réflexion,…) pour faire le choix de ce qui est nécessaire ou non pour notre bonheur. Une sortie au cinéma entre amis renforce mon bonheur car elle est lié à un instant de partage mais avoir le dernier téléphone Appel contribue t il a mon bonheur ? Nous devons nous poser la question de ce dont on a réellement besoin et s’émanciper de la dictat parfois séduisante des publicités ou de nos pulsions primaire de possession régit par le plaisir immédiat et le désir de conquête pour entrer dans la phase du consommateur éco-responsable en réfléchissant sur les conséquences environnemental et social de nos achats.

Notre bonheur ne se trouve pas dans ce que nous possédons mais dans notre esprit. Nous avons toute les clefs en nous pour accéder au bonheur encore faut-il savoir apporter un regard juste épris d’amour, de paix et de sérénité. Est si le bonheur était le chemin plutôt une finalité ?

huile essentielle